Lundi 11 juin 2007
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Samedi, entre deux cafés et parties de pala,au restaurant
de Jean Michel ITHURBIDE à Dancharria,oü nous avions une journée
festive entre éducateurs de l'école de rugby de l'Aviron,je regardais sur l'écran lumineux
une mélée.Celle de la soixantième ,l'équipe de France emportée
comme fétu de paille à cinq mètres le la ligne ,ballon récupéré par les Blacks ,nouvelle scéance
et essai avec départ au ras .J'étais nostalgique et j'ai ressenti un camouflet à mon éducation rugbystique .
L'excellent journal de bord de Jacques VERDIER intitulé "la plus faible mélée de l'histoire"
m'a encouragé à ouvrir la porte des souvenirs .
Lors des années 1984 ,nos entraineurs Lamarque ou Langlade nous faisaient travailler
la mélée, au joug ,inlassablement pour nous permettre de ne pas sombrer avec notre pack de crayons
Crabos 1 ère année du Stade Montois qui nous voyait affronter des équipes comme Monfort(du regretté
Dominique BOUE) Saint Sever ,Rabastens ou Coarraze.C'était la base ,notre ciment,on apprenait à reculer ensemble pour subir certes mais ne pas être chatiés ,nos seuls reforts
obligatoires mais au combien importants pour notre mental étaient un pilier déjà aguerri droitier de préférence et un deuxième ligne de tempérament style tracteur, tout
deux descendus de Reichel.Une assurance voyage tout risque.
En tant que troisième ligne mon tout premier devoir était de coller à mon pilier,de ne former qu'un à l'impulsion
et de ne faire qu'un en cas d'esbrouffes ou coups tordus venus d'en face .
Les courses,soutiens,troisièmes rideaux appartenaient au vernissage , pourtant nous étions au Stade Montois .
Même si le plaisr était différent ,le fait d'avancer de vingt centimètres sur la première mélée me procurait une sérénité et un confort moral important pour la suite du match.Et
dés la catégorie cadets un ballon perdu au talonnage était plus honteux qu'une passe non faite pour un deux contre un avorté,
qui nous valait certes de ne pas jouer le Dimanche suivant ,mais veniel car considéré comme pëché d'orgueil mais pas manquement à la fierté et amour propre .Pour ceux qui voudront
lire entre les lignes ce pose le prodrome
des mélées non poussées depuis quelques temps chez les jeunes ,de la facilité à ne pas travailler un secteur
en pensant ainsi mieux protéger les joueurs .Ce qui pour moi produit l'effet inverse.
Si par grand froid tu n'envoies pas ton fils à l'école ,tu ne l'imunises pas au contraire tu le fragilises,car les intempéries reviendront,mieux vaut l'aider et lui indiquer où sont les plaques de
verglas .
Et les Argentins qui nous sortent des piliers de Bajadita en veux tu en voilà ne sont ils pas dans le vrai?
Merci à Jacques VERDIER de m'avoir poussé à envoyer cette missive, pas trop ringarde donc .